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En rose et bleu #nofilter

Le ciel vu de la terre, le ciel vu du ciel… La terre vue du ciel, je laisse ça à ceux qui en ont les moyens. Le claoude, le claoude, n’ont que ce mot à la bouche certains ces jours. Et bien moi aussi alors, vive les clouds ! Cela fait des années que je collectionne des ciels. Parce qu’il y a un simple et franc plaisir à photographier cette surface mouvante, immense capteuse des lumières subtiles aux angles des jours, cette surface jamais, jamais la même (sauf bien entendu les jours de ‘grand bleu’). Et pourtant, « nous vivons tous sous le même ciel ». Cette matière de nuages, de vapeurs, a inspiré des artistes innombrables depuis la découverte du pigment. Et elle m’inspire moi aussi. Qui ne s’est pas laissé absorber dans une douce extase derrière le hublot de l’aéronef ? Il y a parfois des jeux de lumières et de teintes tellement subtils que Photoshop ne sait pas quoi faire ! Sur cette image, juste en ramenant les niveaux aux pieds de courbes (acte 1 basique de la retouche), c’était n’importe quoi. Affreux. Alors finalement sur ces ciels de fin de journée, il n’y a rien d’autre à faire, ou presque, que de rester proche du fichier brut, et retrouver de mémoire, d’instinct, le velouté délicat de cette réalité. Pas la peine de « tricher » avec des filtres, inutile. Il suffit d’être là dehors boitier en mains au bon moment.

Johann Rousselot Blog #03

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