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Now Delhi – Les 30 désastreuses

2014-2016 - Inde
Projet soutenu par une bourse du CNAP (Centre National des Arts Plastiques, Ministère de la Culture) via le fonds de soutien à la photographie documentaire (2014), et par la bourse AFD-Polka en 2015.
Il y a des siècles de cela, Delhi était la cité la plus peuplée du monde. Pour le meilleur ou pour le pire, tout indique que la conurbation actuelle, Delhi NCR (National Capital Region), va le devenir à nouveau. Ses multiples villes satellites et son expansion urbaine rapide, emmenée à toute bringue par la loi de l’automobile, ont fait de Delhi l'assoupie, la soeur « collet monté » de Bombay l'exubérante, une mégalopole sans qu’elle ait bien eu le temps de s’en rendre compte.
Les autorités ont passé leur temps à courir derrière la réalité en espérant l'harnacher, et n'ont eu de cesse, depuis la Partition (création du Pakistan), d'essayer de contrôler les vagues migratoires et leurs conséquences urbanistiques. /.../
Projets personnels
/.../ Les rêves d’édification de la société post-coloniale, se joignant à ceux des architectes modernistes, furent quelque peu frustrés par l'urgence humanitaire des années 1950. La centralisation économique issue des idéaux socialistes Nehruviens fît le reste en termes de planification urbaine. Puis vînt le Plan de 1996, pour enrayer le mouvement de prolifération urbaine typique des pays du tiers-monde dans les années 1980. Développement massif de l'économie grise et usurpation de l'espace public en furent des traits majeurs. Au vu des mutations monumentales nées de l'ouverture économique du pays en 1991, les autorités en sont à présent à tenter d'appliquer le Plan "Delhi 21" (échéance: 2021).
Brutalement contemporaine, Delhi est une jungle de laquelle chacun tente de s’échapper, de se protéger quotidiennement, faute de quoi elle vous dévore.
Delhi NCR illustre à merveille ce paradoxe : si vous améliorez une ville, plus de gens viendront s'y installer ; et si plus de gens viennent, ce lieu empirera. Les défis sont immenses : accès à l'eau potable, réseaux de transport public, énergie, pollution, durabilité... Le Grand Delhi est un archétype du territoire urbain au XXIè siècle, mené par les forces de la globalisation, et l'incubateur d'un avenir urbain fort incertain. Un Frankenstein urbain.

Consultez le slideshow ci-dessous pour lire les légendes des photographies

La vidéo accompagnant l’exposition Now Delhi – Les Trente Désastreuses.

Expositions
  • Exposition à la Maison Européenne de la Photographie, Paris, du 09 novembre 2016 au 29 janvier 2017.
  • Exposition au festival photographique L’Oeil Urbain, Corbeil-Essones, du 31 mars au 21 mai 2017.
  • Exposition au festival Etonnants Voyageurs, Saint-Malo, les 3, 4 et 5 juin 2017.
  • Exposition au festival de L’Oeil-en-Seyne à la Villa Tamaris, exposition collective de l’agence Signatures qui y célèbre ses 10 ans d’existence, du 30 septembre au 12 novembre 2017.

Revue de presse

2 Comments on “Now Delhi – Les 30 désastreuses”

  1. De Notre-dame-des-landes à Dehli, manifestement toujours cette constante d’un travail exigeant et d’une grande esthétique !
    Merci encore, en espérant que tout ceci soit récompensé…je parle de la lutte comme de l’oeuvre en cours.

  2. Pingback: The ARTchemists - A l’avant garde : Johann Rousselot - Now Delhi, les trente désastreuses ?

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