L'oeil public

Nuits fétichistes

2001 – Paris, Bruxelles, Londres

Le fétichisme est aujourd’hui perçu moins comme une maladie que comme une « scène ». La grande majorité des participants à ces soirées envisage la chose comme une pratique érotique ludique, festive et désinhibée. Ces soirées, grand raout de la communauté, tentent de créer un espace de liberté et d’impunité, un décor de théâtre où l’on peut jouer son personnage, oublier les contraintes sociales, la norme, marquer une vraie rupture avec le quotidien. Le dress-code y joue un rôle important ; tous peuvent se rencontrer sur un terrain d’égalité, en théorie du moins, parce que le niveau d’études, l’origine sociale, la profession ou le portefeuille ne comptent plus. A tout le moins, ne se voient plus. Et on se rencontre alors sur la seule base de la séduction et des fantasmes.
Il y a bien entendu toujours la pièce du fond, ou du sous-sol… privilégiant l’intimité, et tous les possibles. Y photographier est quasiment impossible. A moins d’être très discret…
Il y a du fétichisme dans tout amour. La question est : à quel moment devient-il une maladie de l’amour ?

Sources : Isabelle Daman – Francis Dedobeleer

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